Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/03/2013

l'oeil & la plume : la liseuse captive

 

A vos plumes dans les commentaires


liseuse captive cathy garcia.jpg
la liseuse captive                                   cathy garcia  2013
 

03/03/2013

l'oeil & la plume : brûler, tout brûler

 bruler tout bruler.PNG

texte de cathy garcia                                     sur une photo de Charles Job - Burning Leaves, Kensington Garden - 1924
 

Brûler tout brûler

les souvenirs comme les feuilles

 les amants et les fêtes

 

brûler tout brûler

à l'automne qui exige

sagesse et humilité

 

et danser avec le vent

autour des petits volcans

souffler souffler

 

se faire fantôme

et partir en fumée

brûler tout brûler

 

qu'il ne reste que charbon d'âme

assez pour se grimer la face

et s'en retourner jouer

dans les limbes de l'enfance.

 

Publier initialement sur http://cathygarcia.hautetfort.com/


25/02/2013

l'oeil & la plume : la maladie de mercure

HgPb&Fannysmall.jpg
texte de fanny sheper                                                                             Hg, Pb & reclining Girl   jlmi 2013
 

 

La maladie de mercure


Je porte des gants de mercure

Et des bottes de plomb

Chaque pas m’en coûte un million

Chaque geste est une lutte dans le néant

Mon temps est élastique

Car mes longues traînes de glaise

M’empêchent d’être à l’heure

Ne me pressez pas

J’ai beau me hâter

C’est un désert que je traverse

Pour arriver jusqu’à vous

Marcher c’est enfoncer son pied

Dans une terre putride et molle

Avancer, c’est encore plus dur que de parler

Rencontrer ? Impossible.  

Trop de mouvements, trop d’incertitudes

L’avenir me fatigue, j’aimerai rester ici

Trouver l’endroit, où l’on ne bouge pas.

J’ai la maladie de mercure

Celle pour laquelle, je suis toujours en cure

Celle qui rend chaque mouvement

Traversée de l’océan

Celle qui anéantit l’action

Le projet, la vie.

Mon corps n’est que sable mouvant

Plus d’espoir d’amélioration

J’ai la maladie de mercure

Le mal que les actifs

Nomment paresse

Sans savoir qu’une vie de plomb

 

N’est pas une vie de fainéant