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20/11/2013

l'oeil & la plume : psychorama holographique V

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texte & collage  jlmi  2013
 

Réponse : L’étrange couleur des larmes

Question : A l’intérieur du rêve

La découverte d’un pays noir et inconnu en s’approchant d’une lumière intense

L’instant précis du premier entrechoc de particules d’obscurité dans l’espace.

L’esprit du bruit à l’intérieur d’une cavité de solitude

La lenteur des ombres

La danse des crotales noctambules

Les champs de glace dans les cœurs déjà morts

La nécessité de défricher avant de déchiffrer.

Le creusement progressif de la confiance

Les petits oiseaux mouillés de la consolation

Les matières premières du néant au musée de la mémoire

La lumière détrempée des jours creux

L’épaisse poussière des bruits de la Ville

La lumière municipale d’une chapelle de monotonie

Les attirances de l’interdit sur une pancarte menant à nulle part

La rouille des canicules perforatrice de ciments morts

Les manuscrits précieux de nos frayeurs marines

Le sentiment diffus mais prégnant de l’imposture

Le vent d’une folie pleine de sagesse

Réponse : Le changement

Question : La seule chose sur laquelle compter

 

La croûte de feu d’une banquise dans la fermentation d’un rêve

L’horreur de la poésie des clairs de lune ampoulés.

Le parfum de lettres d’une encre de vive poésie

Les chevaux emballés des pensées disparates

L’image d’un crâne plein de boîtes

Les pierres de lave en larmes

Les jeux de lumière dans les feuilles d’eau fauve

Le tatouage d’un lotus sur un brin d’herbe

Les gens et les choses cousus fin par la pluie

Les parcelles de silence parsemées au cœur des choses

Réponse : Le produit imprévisible de notre imagination

Question : L’enterrement des mots

 

L’image d’un nuage dans un coquillage

 

17/11/2013

l'oeil & la plume : la plus drôle des créatures

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texte de nazim hikmet  courtesy biennale des poetes                                                                     collage  jlmi  2013
 

Comme le scorpion, mon frère,
tu es comme le scorpion
dans une nuit d’épouvante.
Comme le moineau, mon frère,
tu es comme le moineau
dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
tu es comme la moule
enfermée et tranquille.
Tu es terrible, mon frère,
comme la bouche d’un volcan éteint.
Et tu n’es pas un, hélas, tu n’es pas cinq,
tu es des millions.
Tu es comme le mouton, mon frère,
quand le bourreau habillé de ta peau,
quand le bourreau lève son bâton
tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.
Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
plus drôle que le poisson
qui vit dans la mer sans savoir la mer.
Et s’il y a tant de misère sur Terre
c’est grâce à toi, mon frère,
Si nous sommes affamés, épuisés,
si nous sommes écorchés jusqu’au sang
pressés comme la grappe pour donner notre vin,
irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute ? Non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère.

 

in C’est un dur métier que l’exil,

adaptation française Charles Dobzynski, Le Temps des Cerises,  1999

16/11/2013

l'oeil & la plume : opsimath fragment I

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texte de werner lambersy                                                                                       collage  jlmi 2013
 

La plus haute

Marche d’un mot

N’est jamais la dernière

 

Mais

Celle où commence

La première de l’escalier

 

A vis où

Monter sans voir devant

 

Ceux qui portent

Les premières pierres du

Poème 

 

Et la poussière

Dont s’entoure le silence

 

La plus haute

Marche d’un mot

Est un pas solitaire vers

 

Ce qui n’a

Sommet ni début

Et seulement la musique