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25/11/2012

l'oeil et la plume : un simple mot en passant

 

ode à la femme.jpg
texte de vincent                                                                                                                  photo de jlmi
 
 

 

 


Ode à la femme aux cheveux gris


Et si jamais une main ne se tendait

Pour caresser les paupières

Derrière lesquelles s’abrite le rouge

De nos yeux

Vaincus ?



20/11/2012

l'oeil & la plume : avant les premiers frimas

 

Intermède estival avant d’immanquables jours d’hiver

 

 

 

Frank Natalie 2007 Manda.jpg

texte de bruno toméra                                                              ill. d'après Natalie Frank

 

 

 

Nue, elle ne portait qu’un chapeau de paille

sur ses longs cheveux bruns,

elle écrivait à mon goût de mauvais poèmes de guéridon

derrière une astronomique baie vitrée

face au chemin communal,

à 49 ans elle était belle, le temps s’essoufflait à la rattraper.

Tous les hommes défilaient devant la très confortable masure,

des rabougris claudicants, des gamins rigolards,

des vieux schnocks aux mégots asphyxiés,

des coureurs de fond du dimanche au ralenti,

de romantiques ados émoustillés et graves,

de jeunes péquenots sur leur rutilant tracteur à cent millions,

un vrai boulevard.

Quand elle me prenait la tête

avec ses interrogations insipides & nostalgiques

du genre ‘’Pourquoi ce monde est-il si injuste ?’’

‘’ Mon existence a-t-elle un sens ?’’ ‘’Patati & patata ?...’’

je fonçais droit au bistrot du village

valider mon loto et me reteinter aux rouges limés.

Les sourires entendus des habitués du zinc

semblaient me dire qu’ils en savaient plus que moi

sur mon intimité et c’était peut-être vrai.

Bourré, je rentrais écouter ses dernières créations poétiques

sur le comment indigné du cela et le pourquoi vengeur du ceci, c’était pleurnichant.

Englué à la guimauve,

j’avais beau lui rabâcher qu’il n’y avait pas de réponse

dans le bric & le broc du monde,

tout au mieux on pouvait enjoliver une question

et si c’était toujours une question

ça prenait l’apparence d’une réponse dans la tête des crédules, l’esbroufe faisait tourner la vie depuis des lustres,

Darwin avait mis le doigt dessus

et dieu en était retourné jouer le représentant de commerce

dans un univers parallèle.

Elle me regardait fâchée  & vexée,

je la prenais dans mes bras

et n’avait que l’effort de lui ôter son chapeau de paille.

Elle écrivait à mon goût de mauvais poèmes

mais elle baisait comme seule une poétesse sait le faire.



 

17/11/2012

l’œil & la plume : prends un siège et causons

 

 

l'oeil sans plume ?

apportez la plume par vos commentaires

2009prends un siège et causons.jpg
                                                                                                       Paris quartier du Marais    photo jlmi 2009