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02/03/2014

l'oeil & la plume : des idées derrière la tête I

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texte & illustration  isabelle le gouic
 

Elias Canetti en parle dans son livre. Les masses me font peur. Et toi ?

 

SONGER

 

Il n’est pas interdit de penser. Même à cela.

 

Et puis vient le verbe.

 

Parfois, je disparais dans un e d’Isabelle

comme dans un tourbillon qui m’emporte.

 

LE VIDE, ET APRES ?

 

Les mots tombent en pluie fine

et je me noie dans un livre.

Je ne rêve pas, puisque c’est écrit.

 

NINA HAGEN A FAIT LE MUR

AVEC DUPOND et DUPONT, je crois…

 

L’ESCALIER

est sans fin

 

et puis, il est tombé sur le sol. Après,

je ne me souviens plus. J’étais par terre, comme eux.

 

C’est une image forte qui me hante…

Où suis-je ? Engloutie ?

 

Un rêve revient souvent. Il me poursuit. Lui, pas le rêve !

 

 

25/02/2014

l'oeil & la plume : déjà en 1991… puis en 2003

 

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texte de hédi bouraoui  2005                                                                                                       collage  jlmi  2014

 

 

À El’Mehdi Chaïbeddera                 

 

Malheureux qui comme Toi l’Algérien

a fait un beau voyage

        Bagdad au bunker de [ton] cœur

Déjà tes mots explosaient bombes

        qui déBushèrent le père

D’un Occident en mal de droit et de logique de guerre

Ce dinosaure post-atomique assoiffé d’un clair de lune

Cosmique que le fils reprendra bankerisé…

Par l’axe maléfique

Ce Policier mondial carbonise un peuple innocent

Tout en clamant qu’il orbite

        Un Nouvel Ordre étincelant

Sur le déclin qui napalise d’infamies les tribus d’Arabie

 

Déjà  ton Verbe embushait la trompette de l’abjuration

Pour dénoncer toute coalition  qui cancérise

Les gènes originaires de ta fierté désuète

 

Qu’ai-je à l’amplifier quand mon corps défendant

Hausse le drapeau de ta virulence contre tout crime

Tout mensonge  tout carpet bombing  toute campagne

De désinformation  tout laser efficacité meurtrière

Toute chienlit inhumaine…

Du Père comme du Fils ou du Saint-Esprit

 

Déjà mon frère tu oubliais dans ta harangue

Le Maître des impostures   le despote tombé

Dans le piège machiavélique de l’Amérique maladive

Le sacrificateur d’un peuple soumis…

Par la peur et la terreur

Pour une bouchée de pouvoir lunatique qui en dit long

Sur ce raté de l’histoire  de toutes les occasions…

Le Père de la merde de toutes les batailles

        qui ne récolta

Que l’amère ingratitude de toutes les défaites

 

Sa Garde présidentielle abandonna chars et canons

Ne trouvant sa raison d’être que pour massacrer

Les Kurdes  les Chiites  et autres Opposants

 

Le temps des boucs-émissaires étrangers est révolu

 

Le Maître de Bagdad a vilipendé

        Trésors et Mémoire

Qui auraient pu être…

 La substantifique moëlle d’un Continent

Notre Afrique en mal de subsistance et de gouvernance

 

Dans la dernière guerre encore une fois perdue d’avance

Ce traître a semé une débandade

        qui fait honte aux poux

Tombée grotesque des statues d’une ville meurtrie

Capturé le Rat dans son trou infecte hirsute flashé sur

Les écrans du monde ébahi de le voir ausculté…

Tel un animal

Personne n’a pitié de ce pestiféré vilipendant le défi de tes maux

 

Par-delà les mirages et les illusions…

Toute obsession est à culbuter

Pour couper court à l’apocalypse d’où qu’elle vienne

Voir clair dans l’enfer qui s’empare des vivants

De tous les côtés des frontières

La paix n’est point pour demain

 

Il faudra accorder le souffle…

Des mains propres à feuilleter

L’espoir d’une justice rayonnante…

        pour les riches pour les pauvres

Maîtriser l’illogique du monde

         qui cravate de sa postmodernité !

 

in Livr'Errance  Ed. D'Ici et d'Ailleurs  2005


16/02/2014

l’œil & la plume : Chants

Hang Phuong ou Phuong Anh00colorized07.jpg
texte de Hằng Phương                                                                                                    collage   jlmi  2013
 

Alors que les jours étaient de pluie

Et les nuit de brume

J’ai vu passer des femmes & des enfants

Des hommes & des vieillards.

Ils étaient tous là

Tout ces milliers

Tout ces millions

Tout ces grains de poussière

Oubliés, inutilisés.

 

Entends-tu ces chants venus d’un autre âge,

Si proches, si présents,

Qui parlent des humiliés de ce monde ?

 

Entends-tu ces chants, les entends-tu ?