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30/04/2013

l'oeil & la plume : plaisir

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texte de né-khô                                                                                                                          photo Brassaï 1933
 

 

 

Dans un moment de pure extase

Elle a dit oui

Elle lui a cédé

Tant de luttes, de frustrations

Balayées d’un coup !

Pleine de tendresse

Elle le sent, le caresse

De ses lèvres, de sa langue,

Elle le parcourt.

Il est chaud, onctueux, presque sucré. 

Alanguie de bonheur

Elle en ferme les yeux pour mieux le savourer.

Elle ne pouvait imaginer instants plus jouissifs 

Pour quelles fausses raisons, quels mauvais prétextes 

A-t-elle écouté pendant si longtemps l’interdit ?

Les bonnes résolutions

Les conseils avisés des amies ( ?)

Bye bye

C’est si bon de se damner

Pour un petit carré  

 

de chocolat !

 

27/04/2013

l’œil & la plume : nulle main, nul regard

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texte de ferruccio brugnaro                                                                   collage de jlmi  2011

 

Nulle main, nul regard

camarades, nul souvenir.

Il n'y a que le silence

        rayé par le poison

        qui sort des cheminées. 

Il n'y a que des visages 

dilatés par l'attente, l'inquiétude. 

Mais comment se peut-il que personne ne s'aperçoive de notre existence, ne pense 

         jamais à nous ? 

Que personne ne veuille nous regarder 

        nous entendre dans notre réalité intérieure ? 

Nous ne réussirons jamais à le croire. 

        Nous ne pourrons jamais 

nous convaincre que nous sommes complètement seuls.


25/04/2013

l'oeil & la plume : Big Bang

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texte de denise desautels                                                                                       collage de jlmi  2011
 

 

dehors sec et clac

un simple échafaudage ou toute la terre

vois, vois

c'est flamboyant, rempli de couteaux

l'insensé en plein ciel, ça résonne

 

l'effroi fauve

pauvrement en soi

concentre noirceur et lucidité 

 

tu as parfois du métal dans la voix 

comme un fort aveu de consonnes 

 

on croise le fer, on dit 

démolition, incendie, étoile 

on se rend jusqu'à grenade et croc 

en additionnant des cercles 

leurs points cardinaux 

l'impact de leur tremblement 

jusqu'à ce que tout s'effondre 

chantiers, tours, larmes et livres 

excédent d'ambiance 

 

et quand tu crois que plus rien ne peut être sauvé 

quelque chose, quoi 

à peine une syllabe 

son plus pur dénuement 

aube 

là où émigre 

l'ultime fantôme de la caresse