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29/10/2013

l'oeil & la plume : ma mort

tacot2B.jpg
texte de robert berold  courtesy la biennale des poètes                                                                     collage  jlmi  2013
 

 

Je veux mourir dans mon lit ou sur une chaise –

tel un vieux tacot dont les essieux le moteur la boîte de vitesses

tout s’arrête de marcher en même temps ;

 

arrêter de manger tout à fait comme mon chien Max –

dire au revoir aux amis et aux ennemis

boire à peine un peu d’eau pour être à l’aise.

 

Ceci est mon testament signé devant témoins,

oublier le cercueil, prendre une planche

me mettre en terre et y planter un micocoulier.

 

Je veux avant toute chose être éveillé –

que mon feu soit réduit complètement en cendres,

et s’il y a quelque part où aller, j’y serai.

 

28/10/2013

l'oeil & la plume : inutile

gueule3floueBSquare.jpg
texte de vincent                                                                                                                         collage  jlmi  2013
 

Tous les jours dans le miroir, affronter

        ma gueule cassée, le reflet

de mes échecs,

        celle que j’aimais a eu

raison de me quitter,

        toutes ces années, je n’ai

eu aucun avenir

        DEPUIS TOUTES CES ANNÉES

JE N’AI

        aucun avenir, je n’avais à offrir

que la diaphane promesse de l’aimer encore

        quand les années auraient étranglé

sa sublime beauté, mais lesquelles oseraient

encore

        croire aux promesses ? celles

                qui brisent leurs serments ?

                celles qui mentent ?

                celles que tous on trahis ?

Quoique je sois, loin de moi, Pretty Face me calomnie,

moi je me hais de près pour mes émois

je rêve parfois d’ouvrir ma peau

pour jeter mes entrailles brûlantes aux

chiens errants, m’asseoir et les regarder

                me dévorer, lorsque je lève

mes paupières grises la douleur sourit tandis

qu’en chantonnant doucement, l’existence

plante ses crocs autour de mon cœur, je sais qu’elle ne lâchera

 pas sa proie avant

        le dernier battement,  tant pis si

l’Amour ce soir me paraît inutile

je sais que demain j’ouvrirai les yeux en manque de

        quelque chose au goût de flammes

 

26/10/2013

l'oeil & la plume : l'assèchement du Zuiderzee ( fragment II )

zuiderzeeextrait2b.jpg
texte de werner lambersy                                                                                                                collage  jlmi  2013
 

Quand la mer était

Partout j’étais

Dedans

 

Quand l’air fut tout

Autour j’étais

Dedans

 

Quand l’herbe

Et les animaux sont

Apparus

 

J’étais dedans aussi

 

Puis l’homme

A pris beaucoup de

Place

 

Avec la tombe dont

Il reste seul à

S’occuper

 

Et l’âme

Qu’il veut pour lui

Tout seul

 

Quand l’univers

A l’autre

Bout des lorgnettes

 

Se vide dans l’éther