Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2017

l'oeil & la plume... le Maître

Hokusai - daruma grd.jpg

texte de werner lambersy                                              encre de Hokusai   '' Daruma''

 

1.

 

Il voulait voir le maître.

Aussitôt reçu, il  demanda : qu’est-ce que Dieu ?

D’un doigt sur le bouton électrique, le maître plongea la pièce dans l’obscurité.

Le jeune homme reprit : il faut donc y renoncer ? 

Le maître d’un geste identique ralluma ; ses yeux souriaient  avec bonté.

 

2.

 

Maître, qu’est-ce que la mort ?

Quoi ? Dit le maître.

Et le jeune homme répéta : qu’est-ce que la mort ?

Quoi ?

Maître, qu’est-ce que la mort ?

Quoi ?

Et le jeune homme se leva tandis que le maître prenait sa canne pour sortir.

 

3.

 

Maître, qu’est-ce que la pensée ?

D’une main vive le maître attrapa une mouche qui passait par là.

Maître, dit le jeune homme déçu : mais ce n’est qu’une mouche !

Le maître ouvrit la main pour qu’elle s’envole à l’air libre où tout peut arriver.

 

4.

 

Une jeune et jolie femme se plaça devant le maître

Maître, qu’est-ce que l’amour ?

Le maître ouvrit la bouche, comme pour répondre, puis il poussa un cri terrible et se

tint silencieux en riant doucement.

La jeune femme, trouvant sans doute la réponse satisfaisante, sourit à son tour et

se leva sans un mot.

 

versets 1 à 4 de ‘’on ne peut pas dépenser des centimes’’     inédit de werner lambersy

plus de versets ici  

plus sur Hokusai 

 

 

 

24/11/2017

l'oeil & la plume... histoire sans paroles

 «  Je te présente une peinture de Popofe Dumont, peintre habitant Bruxelles, nous avons un temps croisé, elle ses pinceaux, et moi mes mots. J’écrivais un poème et elle peignait ce qu’elle en voyait. »
                                                                                                                                      bruno toméra

popofe 02.jpg

 

le dialogue silencieux

 

Tes doigts joints

ces fêlures de faïence,

la paume de tes mains

ce minuscule bol,

semble retenir des paroles

comme on retient l’eau fraîche

au jeu des rites enfantins.

Ta peau de tendre pêche

en a gravé des sortilèges

dans le carnet de santé du quotidien.

Ta peau que parfois tu abandonnes

pour ne laisser aucune trace

de ton ubiquité et ta chair saigne

des griffures du passé,

rien vraiment ne s’efface.

Le temps est sans gêne

à se confondre à l’intemporalité.

Ce matin dans cet hôpital

où l’espace est enfermé,

par delà la fenêtre, ton regard

tendait le pouce sur cette route nationale

qui déroule ses normalités,

je me suis assis près de ton errance

copilote de ton attelage du silence.

Le psy avec le sourire pressé de celui qui s’en fout

m’a poussé vers la sortie

où plutôt vers l’entrée

du monde malveillant des méchancetés.

Chez nous, il manque la moitié de notre vie,

la maison est peinte de léthargie.

Le chat ne fait plus sa tête de vieux chien,

pour ton retour il fignole des miaulements,

le moineau que tu as soigné

et baptisé «  clown du vent « 

vient tous les jours aux miettes de pain

et te croyant oiseau migrateur,

te réclame en pépiements chineurs,

il n’est pas tout à fait lui même.

Mais qui l’est ?

 

plus sur Paulette Dumont

 

 

22/11/2017

l’œil & la plume... amour rock’n roll

 Dsc05836.jpg
texte de vincent                                              sur une photo de jlmi

 

 

Placarder l'amour rock'n roll que je nourris pour ton corps sur tous les murs de la ville

Tel un chien fou

te lécher des seins au bleu de l'âme

j'en rêve