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25/10/2017

l'oeil & la plume... au revers de Prévert

 envers de prévert.jpg

texte de isabelle le gouic                                                               photocollage  jlmi  2013

 

Au revers des feuilles mortes

 

Allant, vers le lointain hiver

l'hiver lointain, vert, allant

aux alentours et à l'envers dans un pré vert

 

L'an nouveau aux entournures allant vers l'hiver

tournure de l'hiver allant en verlan à l'envers du vert

 

Au revers des  feuilles mortes, le poème de Prévert

Prévert à pied dans les feuilles du nouveau poème

la peau aime les pieds de Prévert et les notes de Kosma

 

Kosma dans le pré vert, les pieds nus sur l'herbe

poème nu aux entournures sur l'herbe de Kosma

la peau nue des amours mortes comme un poème aux herbes

 

Ramure des verbes verts de Prévert sous un réverbère en l'air

revers du verbe, amour à l'envers, Prévert en réverbère

dans le pré vert, les feuilles mortes manquent à l'appel

 

Chanson  allant vers l'horizon, dans le lointain hiver

 

Peau nue aux entournures, tournure aux alentours et à l'envers d'un réverbère

au revers des amours mortes, la ramure des pieds nus de Prévert

 

Vert pré prévalant au verlan...

 

Mais où est passée l'herbe ?

 

Pardon, je l'ai ramassée à la pelle

mes souvenirs et mes regrets aussi

et elle est partie

 

fumée à l'envers.

 

 

23/10/2017

l'oeil & la plume... tissage#3

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texte Cathy Garcia sur une photo d'Anne-Lise ©

 

 

La touffe, la motte

arrachées

jetées sur les rochers

qui blessent

la touffe, la motte

et les doigts qui fouillent

les plaies

la petite culotte

arrachée

jetée sur les rochers

qui blessent

la touffe, la motte

la brutalité

 

source

 

18/10/2017

l’œil & la plume ... docteur Ferdinand misanthrope

131123 echelle+morts.jpg
texte de fanny sheper                                                                                                                 collage  jlmi 2013
 

 

 

C’était un homme particulier au regard redoutable

Un monstre en charentaises reclus et raffiné  

Un docteur misanthrope à la main précise

Amoureux des malheureux, des miséreux

Il soignait même les méchants, « car un méchant guérit » disait-il

« Sera toujours un peu moins  méchant qu’un méchant malade »

C’était sa contribution à lui, pour rendre ce monde un peu moins pourri

Il allégeait  les ignobles d’un peu de leur ignominie

Il consolait avec tendresse  les mourants des hospices et les enviait parfois

Il aimait les chats, les chiens, les vieillards, le travail et la solitude

Sous son crâne grouillait une souffrance stridente 

        un train terrifiant dont il était le seul passager

Ecrivain efflanqué et génial

         il décrivait les charognes d’humains et leurs vulgaires immondices

Les gens lourds et jaloux, Les bubons de la terre, les Infirmes d’imbécillité

Il écrivait  l’horreur humaine,  la monstruosité de ses congénères

Il avait la finesse d’une chienne de traîneau

Qui pince et niaque pour prévenir de la chute

C’était un homme de finesse et de fureur

Un goujat plein de bonne manière

Un intello furieux plein de tendresse

Un clochard élégant et sauvage

Un homme trop humaniste pour aimer les hommes