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25/03/2017

l'oeil & la plume... boum, boum, boum

 

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texte de bruno toméra                                                                                                                                ill. emek

 

Boum... Boum... Boum...

Veilleur de vie

percussionniste au tempo ralenti

ce murmure mécanique et insistant

accélère le périple des galaxies.

Je tiens ta main dans cet univers cardiogramme

où finalement nous devions être.

Je tiens ta main dans ce parcours infini.

Nos vie pesantes de quelques grammes

ricochent sur la peau d'un tambour

et rebondissent dans les arcanes calmes

des temps.

Nous avons bravé tant de vacarmes

que le silence ne nous est plus apaisant.

Nos vies ont crée des fenêtres

dans les tromperies du firmament

il faut tant et tant de poussière

pour devenir caillou

et scintiller d'un peu de lumière,

d'un rien façonner un bijou.

Tu sais la petite hulotte Espagnole

m'en a dicté des rêveries folles

dans ces nuits où vivre n'est plus suffisant,

dans ces nuits faites pour la cambriole

où nous volons quelques sourires fragiles.

Et cette nuit semble un vieux décor fripé

sur la tenture noirâtre sont collés des astres

ces étoiles tremblent fébriles,

et de nos peaux suintent la sueur de leur fièvre.

Metteur en scène de ce théâtre brinquebalant

j'improvise des hasards prémédités

les trames, les actes d'un figurant

étonné d'exister funambule

devant le parterre noctambule

de nos élucubrations,

simulacre flou, cocasse et mouvant,

nyctalope sensible aux frémissements des cœurs

que d'autres figurants, eux mêmes les entrailles

entaillées de plaies vives, cherchent à refermer.

 

 

24/03/2017

l'oeil & la plume... Patti la pluie

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texte de fanny sheper                                                                              collage jlmi  2013
 

C’est une longue femme anguleuse

Pas plus épaisse qu’un os

Visage louche aux grands yeux noirs

Elle traîne dans des hôtels miteux

Remplis  d’artistes et de crasse

Sur les rocailles de la misère bohème

Elle griffe des poèmes et des étoiles bleus.

Parfois elle marche ivre sous la pluie

Pour transcender la disette et les murs jaunis

Elle dessine, elle écrit, elle est dévouée,

C’est une artiste crève la faim,

Une chatte maigre au charme de gouttière

Qui  connaît les ténèbres des crassiers des âmes.

Quand elle chante comme  une madone  destroy

Avec ses pelures de loup et sa voix de jalouse avinée

On dirait qu’elle va tous les bouffer !

Perchée là haut, comme un corbeau trempé sur sa branche

Elle pose ses yeux de charbon mouillé

Sur nos petites vies  pressées

Sur nos petites vies pressées

Sur nos petites vies pressées

 

22/03/2017

l'oeil & la plume : dites moi où, en quel pays...

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texte jlmi                                                                                                               sur photo anonyme

 

... Sage paysage en noir et blanc.

Impression diffuse d’être face à un négatif. Oui, sans doute.

 

Au fond - au ciel ? - un arc de gris dégradés. Si nous étions sous les tropiques, ce pourrait être la naissance de l’astre d’un jour nouveau lorsqu’il se pare de ce rouge si profond.

 

En premier plan, un ensemble symétrique de collines s’étale jusqu’à un horizon incertain. Incertain, car est-ce un horizon marin ou bien celui que l’on perçoit du haut d’un plateau, au fin bout des vallées des massifs érodés. L’élément marin semble l’emporter. Nul ne saurait y être surpris par l’odeur des goémons

 

Ces collines sont désertiques, nulle végétation ne semble y vivre. On les croirait polies par les vents de tous les azimuts et les pluies de tous les ciels. Ceci renforce la probabilité d’un océan voisin. Seule la lumière joue ce jour sur les rondeurs et les souligne avec une infinie délicatesse.

 

Ce qui surprend au premier abord dans ce paysage sage à l’extrême, c’est l’arrangement, l’harmonie autour d’un centre au galbe parfait, ensuite, c’est la végétation luxuriante posée là. L’idée de buisson vient de suite à l’esprit. Mais à la réflexion il faut bien convenir que c’est impossible, le paysage est bien trop large, ample. Ce buisson est au moins un bosquet et sa forme est le résultat de l’action continue des vents…

 

L’esprit poursuit son lent travail. Un bosquet dans cette nature ? Pourquoi ? Quel secret peut-il bien dissimuler ? Et vient l’envie, violente, de gravir le Mont pour en explorer l’autre versant…