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03/04/2018

l'oeil & la plume... à faire vomir les volcans

galaxie main crânes contrast.jpg
texte ce cathy garcia                                                                                                                collage   jlmi  2014
 

 

Quand les galaxies frissonnent

Agitent leurs grands bras

Dans le creux de l’argile

L’empreinte de nos doigts

Quand les cloches font vibrer

Le fond lourd des vallées

Que les gens se jettent à terre

Que rougissent les rivières

 

Qui sont ces enfants nus qui courent au-devant

Des fleurs plein la bouche et des ailes

Des ailes de mouche ?

 

Quand le feu brûle au-dedans

Que les cieux se lacèrent

S’ouvrent s’immolent

Dans un opéra de sang

Quand les corbeaux marchent en ligne

Que l’aigle marche au pas

 

Qui sont ces vieillards qui portent dans leurs serres

Ces infinis chapelets de petits crânes blancs ?

 

Qui sont ces crapauds

Qui sont ces crapules

Que jamais un baiser

Ne pourra racheter ?

 

 extrait de Pandémonium  II

 

 

02/04/2018

l'oeil & la plume... vu d'ici

puitsoeil01contrast.jpg
texte de werner lambersy                                                                                                             collage  jlmi 2014

 

 

Vu d’ici

rien n’indique

la profondeur du nuage

 

vu d’ici

rien n’indique

la profondeur des cieux

au-dessus des nuages

 

vu d’ici

rien n’indique

la profondeur des nuits

au-dessus du ciel

 

vu d’ici

rien n’indique

la profondeur de l’œil

qui regarde

 

in  Comme s'agitent les seaux au plus profond d'un puits  inédit  2013

merci à cg pour la photo du puits de ciel

 

 

01/04/2018

l'oeil & la plume... il y a ceux...

coupleîle 02contrastcoloriz.jpg
texte de bruno toméra                                                                                                                collage   jlmi  2014

 

Il y a ceux 

qui se pétrifient dans des lits qu'on croirait des radeaux

échoués sur des interprétations inachevées

quand le monde tempête l'inexprimé

Il y a ceux engloutis

par des nuits froides

qu'elles gèlent toutes paroles

on ne les entend jamais

et ils s'en foutent de toute façon

Il y a ceux qui voudraient couper le fil des jours

mais ils ont peur de dégringoler

ou peur de s'envoler

Il y a l'autre qui

boit une bière en boite

en matant le cul des filles comprimé dans des jeans rapiécés

et se dit que l'amour ne sait autant se déhancher

Il y a Eliana qui

du haut d'une tour HLM

suspend ses grimaces à l'intérieur d'une vitre

et elle voudrait traverser son reflet

Il y a un très vieux souriant

qui regarde jouer les enfants

en se disant qu'il va être temps

de lâcher le guidon à ces jeunes remplaçants

Il y a Elle ondulante sur une piste de danse

qui s'exerce à combler le vide des sentiments

avec un peu de prestance elle sera au top

dans la mise en scène des apparences

Il y a un fou à Varsovie

qui frotte le flou des morceaux de sa vie

dégoulinés de ses lunettes embuées

il écrit le télégramme de son existence

avec l'encre de la dernière pluie

Il y a elle il y a lui

qui se tiennent serrés dans un coin de la nuit

quand la multitude vous est hostile

le nous est une île

où il est bon de se reposer

Il y a vous, il y a moi

Il y a ceux qui ne savent de chez eux

que le bord d'eux même

et ne le franchiront jamais