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18/06/2017

l'oeil & la plume... sous

Sous   Paris Hôtel de Ville   2009.jpg
texte de cathy garcia                                                         Paris Hôtel de Ville   2009    photo jlmi
 

Sous les néons
Sous la lune figée
Sous le ciel froissé
Sous les gouttières
Sous les cendres
Sous les larmes
Sous un pont
Sous le déluge
Sous le soleil
Sous le ciel cru
Sous les piliers du monde
Sous les balles perdues
Sous les rires
Sous la dentelle
Sous nos pieds
Sous les charniers
Sous les grimaces
Sous le sable
Sous les pavés
Sous la peau
Sous l’orage
Sous le comptoir
Sous la pluie
Sous le scalpel
Sous les paupières
Sous l’avalanche
Sous les lits
Sous la chair
Sous nos yeux

L’indifférence

 

cette version a été ainsi modifiée (voir commentaire)

 

sous le soleil
sous les néons
sous les étoiles
sous les ponts
sous les cendres
sous les larmes
sous les gouttières
sous la lune figée
sous le ciel cru
sous les papiers
sous la dentelle
sous nos pieds
sous les balles
sous les grimaces
sous les rasoirs
sous les charniers
sous le comptoir
sous les billets
sous les cartons
Sous le sable
sous la peau
sous la table
sous l’orage
sous les bombes
sous l’évier
sous nos yeux

l’indifférence

 



16/06/2017

l'oeil & la plume... epithapheïon

Dsc08805.jpg
texte de werner lambersy                                                                                                        photo jlmi  2009

 

 

Je fus poète                   Si tu viens pour prier           Si vous voyez mon chat                  

Qui le saura                   Qu’il te suffise de rire           Ne le chassez pas d’ici !

Ca ne fait rien                Pour te moquer de toi          Je n’ai rien d’autre à dire

Je fus poète                   Si tu crois les prières

 

 

Elle éleva seule              Fonctionnaire général         Vous m’avez vu écrire

Ses trois enfants            Des impôts, ma place          Et cessant d’écrire, la

La misère seule              Ne devrait pas être ici         Mort a choisi pour moi

Resta un amant

 

 

J’étais ton épouse          Même cette pierre                J’ai connu Alexandre le

Fidèle, ton esclave         J’ai dû l’emprunter                Grec. Alexandre le Grec 

Soumise: me voici          C’est pourquoi mon              M’a-t-il connu ? La mort

Jalouse la mort est         Nom n’y figure pas                Seule gardera le secret

Une femme qu’on

Dit de mauvaise vie

 

 

 

Il était pauvre                  Si cette tombe paraît            A voir tant d’hommes

Et vieux, il respectait        Si petite c’est qu’une            En tuer tant d’autres

le vin, plus que le vin        Petite fille voulait sa             Il tua Dieu puis se tut

ne l’a respecté                  Poupée à côté d’elle

 

 

 

Maîtres éclusiers et           Démétrius n’eut que            J’ai demandé que l’on    

Gardiens de phares           Des filles c’est donc             M’oublie; c’est inutile!

Ont disparu ; je suis          La dernière fois que            Ici, la mort ne célèbre            

Venu pour être seul           Vous verrez ce nom            Jamais qu’elle-même!

 

 

 

Passants ne pleurez           J’allais sur les 100              Je fus soldat et

Pas ! Trois fois je fus         Ans et fis tailler ce              J’avais 20 ans : mères

Marié. Enfin, plus de          Marbre mais je ne               N’enfantez pas

Mots, sauf le dernier          L’ai pas vu achevé

 

 

 

Invisible en vivant               Ne passez pas                      Ce fut une belle fête

Voici qu’on s’arrête              La frontière il n’ya                Qui dura longtemps                     

Pour relire qui est                Rien à voir, tout                   Puis ce fut la gueule

Cet homme inconnu             Est ici devant vous               De bois pour toujours

 

15/06/2017

l'oeil & la plume... variations sakura au Gion Kôbu

variations.jpg
texte de jean-louis millet                                       sur une série d'encres de isabelle le gouic  2011
 

 

Vous avez vu, perçu, entendu ?

Nous sommes au Japon, à Kyoto pour être précis quartier de Gion,  dans le hanamachi Gion Kôbu, … oui, oui, il faut enlever ses chaussures…

Chut, le spectacle va commencer, entendez-vous le shamisen ?

 

La geiko – l’enfant des arts, une geisha si vous voulez, mais ici à Kyoto, c’est geiko –.

Je poursuis, la geiko est là, sur la scène basse, tout juste grande d’un tatami.

Voyez comme elle est fine et comme les manches de son kimono sont longues. Observez aussi son éventail.

Elle commence à danser. On ne voit pas ses pieds, juste les mouvements de ses bras, de son éventail et les frémissements du bas de son kimono. Suivez-vous ?

Avec quelle grâce elle exécute cette grande danse annuelle du Miyako Odori

- danse des cerisiers en fleurs - . Oui, chut, les fameux  sakura  tout rose qui décorent et embaument toute la ville en ce mois d’avril. Chut, oui. On va finir par passer pour des sauvages… oui.. ; allez, revenons à la danse… chaque pose est un véritable régal pour les yeux.