Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/10/2012

l'oeil & la plume : un bonobo sans plume

 

 

l'oeil sans plume ?

apportez la plume par vos commentaires


325.jpg

bonobo                                                                                                                              toile de jlmi  2007
 
 

15/10/2012

l'oeil & la plume : prédilection


PRÉDILECTION

par le Salut invérifiable d'un Idiot souterrain


lrq02.jpg

 

''L'ordre et la connexion des idées est le même que l'ordre et la connexion des choses.''  

Spinoza l'Éthique Livre II (1677)


 

la présentation virtuelle proposée  ici d'un extrait de ce texte
tente de rendre l'impression 3-D ressenti à la lecture de ce codex* 
véritable ''porte aux dix mille serrures'' **

au cours de ce périple vous atterrirez problablement sur un autre site.
Bon voyage...


 

Ce ne fut pas un divertissement. Les villes mouraient. Il n’était plus possible de fuir & malaisé de se rendre insaisissables : comment s’écarquiller, & à quoi bon ? L’ancien monde s’en était allé, avec son héritage. Aux abords disponibles, dormant peu & n’attendant pas de délivrance, espérant vaguement savoir à qui profitaient les crimes : où perdre tous ces gestes, & de qui se venger ? Ces bêtes étaient-elles si singulières qu’aucune manière de vivre ne leur convienne tout à fait ? Quels mots fallait-il étreindre ? Mais chaque vie est invérifiable – quelques ténuités pleines de prodiges, les vents sans égards. Il faut donc chanter sans rien vouloir prouver – fenêtres & recueillements, La Terre partout vivante.

 Quelque chose s’éveille alors aux confins des moments de jachère, & le désir est sans époque. & quand l’immense vague de lumière se retire, déposant des satisfactions & quelques attentes, l’étreinte immédiate est plus exaltante que la permanence illusoire d’un été. Le grand vent calme exulte & gémit, & bien sûr l’élan de perdition des ponts, les lieux de perdition penchés, le drôle d’élan des ponts, le drôle d’élan des grues & l’eau organisée partout, les ombres changées par la nuit, l’effort indispensable & impitoyable, une frénésie sèche, sévère, les nuits de caillou, & les férocités qu’il faut connaître : ce n’est pas égal. Un mouvement est accompli sans changement, un changement est accompli sans mouvement, & cela ne dit rien. La nuit est épaisse & liquide, odeurs & distances intimes & mêlées, ferveur sans futur & sans histoire, ces étendues profondes jamais verticales, & aucun feu n’est approximatif. Puis les oiseaux pétrissent le matin, dans la délicatesse des bonnes distances que rien ne décrète. Nous sommes d’étranges bêtes, & nous passerons aussi, parmi les peuples qui s’assemblent & les migrations énormes. Cette béatitude en vaut bien d’autres. Malgré tout il faut trouver un lieu où connaître la vie sans contour : quelle est cette prédilection ? Une parole qu’une onde effleure, car Elle est le pilier autour duquel danser, s’ébattre & s’effacer, & ce juste souci qui bondit pour éviter. Il me dispense d’être utile.


 

* ce codex a été imprimé au mois d'août 2011 au 103, à Grenobleà 107 exemplairesà l'instigation d'Emma Chaos

 ** ce terme dix mille est vient de l'expression chinoise utilisée pour signifier une quantité quasi infini



26/06/2017

l'oeil & la plume : opsimath fragment II

vincarré+cendresrecadrée.jpg
texte de werner lambersy                                                  collage   jlmi  2013

 

 

Il dort dans sa bouteille

De mauvais vin

Et dans la rue

 

Qui est la bouteille vide

Du ciel

 

Comme chez le poisson

Sa voix

Est enfermée en-dedans

 

La satisfaction

Née de l’abîme repousse

 

La cendre mal

Eteinte du poème perdu