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24/09/2013

l’œil & la plume : aujourd’hui c’est dimanche chant 2

130915 aujourd hui c est dimanche02.jpg
texte de isabelle le gouic                                                                                                       photocollage  jlmi  2013
 


Shakespeare expose :

To be or not to be.

Si la question se pose

pendant que my life, insidieusement, goes,

moi, je cause, face ou pile,

toubib or not toubib,

God save the deal !

Pendant que my life, insidieusement, file,

God save the deal !

 

To cause, j’essaie, I say.

Je sais qu’il faut tout se dire,

why not my dear ?

To die ? No, my God ! J’me tire,

j’me taille, je ne me sens pas de taille.

 

When I feel qu’il est temps,

pour une trève, comme une rave party,

it’s high time to dream,

je suis dans un rêve, partie.

Je m’envole in the sky, tout feu, to fly,

comme Lucie sait le faire, elle, au LSD,

et aussi, Lucifer in the sky with démonts, elle, déesse.

 

Bye, Bye ! Je glisse dans mes failles et si je défaille,

je m’en lave les mains à la lave de mes volcans et je m’envole quand même.

Tant pis si je brûle les étapes in the fire.

J’me sauve. Farewell ! Goodbye !

J’m’en tire comme je peux, how I can.

Faut-il mentir ? Le puis-je ? Can I ?

Si je mens, je m’encanaille et je vais en enfer,

tout feu, to fly,

croix de bois, croix de ferraille.

Pour quoi faire ? Pour faire aïe ?

 

Where can I go avec mes rimes en aille ?

J’essaie, I try, mais comment faire ?

Bien faire, faire bien, well,

quand faire well a un goût de goodbye.

 

( à suivre )

22/09/2013

l’œil & la plume : aujourd’hui c’est dimanche chant 1

130915 aujourd hui c est dimanche01.jpg
texte de isabelle le gouic                                                                                                           photocollage jlmi 2013
 

Quand mes cellules explosent,

quand ma raison s’abolit

sur le lit d’un billard,

quand les dés semblent jetés

sur la jetée du hasard,

 

Quand je me sens mal armée,

ma manche retroussée

jusqu’aux bras de Morphée

qui me donne la dose,

je traverse la Manche

et je file à l’anglaise.

 

Mon cathéter, mon tunnel sous la Manche,

ne me dit pas : T’as qu’à te taire,

alors, ma prose émigre

sur mon papelard de cellulose.

Ma soif d’écrire n’est pas étanche.

Welcome in my brain swimming !

 

Quand mes cellules explosent,

je cause, je cause,

sur mon papelard de cellulose.

Je file à l’anglaise.

Why ? Because,

to be or not to cause.

I have seen mon spleen.

I have been pas tout rose.

To be or not to cause,

j’expire, j’explose.


( à suivre )


 

20/09/2013

l’œil & la plume : nous regardons...

nous sommes inexcusables.jpg
texte de bruno toméra  2005                                                                                                           toile jlmi  2004
 


Nous regardons les corps déchiquetés et sanguinolents
Nous regardons la souffrance comme une part de la nécessité
Nous regardons les portes grinçantes des gagne-pain se fermer
Nous regardons le nombre anonymes de virés
Nous regardons les faits mais pas les causes...
Nous regardons l'information fragmentée et sponsorisée
Nous regardons les scénarios d'espoir moqués
Nous regardons avec fierté le design des bombes high tech
Nous regardons la programmation de l'anéantissement de nos rêves
Nous regardons l'individu sacralisé sans les autres
Nous regardons les beaux parleurs remuer les lèvres
Nous regardons la vacuité se proclamer " star " etc etc...
Nous regardons le religieux re-salé la soupe de l'ignorance
Nous regardons les trophées de la tortures des animaux
Nous regardons les sourires mielleux des annonceurs de misères
Nous regardons les journalistes en costume de Monsieur Loyal
Nous regardons l'air étouffer et l'eau pleurer nos déchets
Nous regardons les écrans imbéciles se trémousser
Nous regardons le narquois contentement du mensonge
Nous regardons les droits de l'homme conspués
Nous regardons la morale méprisante des intellectuels médiatiques
Nous regardons les êtres vivants déniés
Nous regardons le vivant comme si nous étions hors de lui
Nous regardons mais nous ne voyons rien
Nous sommes inexcusables.