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12/03/2019

viennent de paraître...

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« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.

Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos.

Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille.

Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meubles de la banlieue de Chicago.

Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste.

Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique.

L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.

Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. »

G.J.

 

Dix ans après la mort de Vivian Maier, Gaëlle Josse nous livre le roman d’une vie, un portrait d’une rare empathie, d’une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.

 

 

*****

 

Au Pied du Vent small.jpg

Au pied du vent est un recueil de haïkus entrelaçant le quotidien et l’exceptionnel. « Le cosmos et le moineau de rue, l’horreur et la beauté, le concret et l’imaginaire, la réalité et le surréel, la physique quantique et la fragilité physique, la joie et la déprime se heurtent dans ce nouvel ouvrage » (Colin Bloxham).

 

À travers ces nouveaux textes de Werner Lambersy, le lecteur sera saisi par l’ingéniosité des formes et des mots, leur force et leur résonnance.

 

Crépuscule d’été

Pendant la longue marche le saule

A soulevé le ciel

 

Organisé en trois parties, ce recueil porte un regard sur l’avenir et le présent, regard en hauteur comme en détail. L’auteur y abandonne la partie non écrite du poème à l’imagination du lecteur, renouant ainsi avec la démarche d’Homère, Ovide, Pessoa, Pound, Brautigan, Adonis ou encore Wang Wei.

 

 

pippa

 

00:56 Publié dans parutions | Lien permanent | Commentaires (0)

24/02/2019

l'oeil & la plume... sommet d'où jeter son pinceau ( fragment )

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texte de werner lambersy                                                                                          photo jlmi   Ploumanac'h  2005
 
 

La nuit

Les lunettes noires du soleil

Font de lui un aveugle

 

Qui mendie

Sous les lampadaires

La petite monnaie des étoiles

 

Qu’il la garde

Dans le grand chapeau mou

De l’espace

 

Demain

Il suivra sa canne

Blanche le long de l’horizon

 

23/02/2019

l'oeil & la plume... le trou

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texte de murièle modély                                                                                                              collage  jlmi  2014
 

cette histoire de trou commence à bien faire
tu dis
tout en bas du puits ça tombe, tu dis
ça ne fait que ça

ça chute et tu restes tendu tendue
avec ou sans e tu penses
cela ne change rien
les pensées tombent
tu n'atteins pas le fond

ça grandit grignoté e que tu es
par la colère, la peine, deux faces identiques
de la pièce dont tu attends longtemps
le ricochet au sol
le trou n'a pas de fond

/

voilà comment se répète
tu dis
la mécanique des chairs
cette puissante affaire
de mots
à dents
qui mordent, grignotent, tricotent
des boules, des nœuds
dans le pylore, l'œsophage
des phrases
la petite chimie des corps
sous les solvants

/

au delà de la vitre, bien sûr, tout continue
l'espace se remplit
le boulanger cuit son pain
une voiture démarre
un homme pénètre une femme
un oiseau crie

il y a la masse noire qui diffracte la vie
les camaïeux, l'orange, qui dévorent la nuit
au delà de la vitre, le jour commence
les bords irréguliers de la chair dentelée