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13/06/2013

l'oeil, l'oreille & la plume : Youn Sun Nha chante Ferré

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Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Même les plus chouettes souvenirs, ça, t'as une de ces gueules
A la gallerie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues, alors vraiment
Avec le temps on n'aime plus

 

04/05/2013

l'oeil, l'oreille & la plume : Krzysztof Penderecki

Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima

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ensuite, les images sont dans la musique...

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28/03/2013

l’œil, l’oreille & la plume : Zachary Richard

 


J’habite une cabane l’autre bord de l’infini
Où les esprits des animaux viennent gratter à mon châssis.
Depuis que la guerre est perdue, depuis que mon lit est vide,
Depuis que le soleil ne se lève plus dans ce pays.

Si j’avais su ce que je sais maintenant, je t’aurais jamais laissée partir,
La différence entre bonheur et chagrin se mesure en quelques plaisirs.
Depuis que ma radio est morte, depuis que j’ai plus de nouvelles,
Depuis que ce silence n’arrête pas de crier dans mon oreille.

C’est trop tard pour pardonner,
C’est trop tard pour faire semblant.
Ca sera trop tard demain,
C’est trop tard maintenant.
Trop tard pour se détacher,
Pour revenir en arrière,
Trop tard pour oublier,
Trop tard pour rien faire.

J’entend klaxonner les ambulances, des marteaux qui frappent le ciel.
Je sens un vilain tremblement dans les murs de la citadelle.
Depuis que je suis indiffèrent, depuis que je m’en fout pas mal.
Le temps est lent à passer, je ferme mes yeux et je m’endors.

C’est trop tard pour pardonner,
C’est trop tard pour faire semblant.
Ca sera trop tard demain,
C’est trop tard maintenant.
Trop tard pour se détacher,
Pour revenir en arrière,
Trop tard pour oublier,
Trop tard pour rien faire.

Je prendrai l’amour entre mes mains pour faire une petite boule,
La garocher travers l’univers jusqu’à ce que je la vois plus.
Depuis que la ville est tombée, depuis que mon coeur brûle,
J’arrive pas à m’empêcher de danser comme un fou.