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13/07/2013

le ciseau & la plume : Dans un puits de cicatrices

 

sculpture poétique de jlmi sur des textes

de Joyce Mansour

 

joyce.jpg

Au-delà des limites de la lumière

De la froide incandescence lunaire

Des ombres gantées de fumées

Passent sous la pendule qui baille.  

Je pense à toi comme je respire.

 

A l’étal du couchant

Aux arômes d’inexprimable

Le pas pesant du silence

Sur le crâne chauve de l’ennui

D’un archipel d’insomnie

 

Dans l’impalpable de la nuit

L’œil malade d’images

Attendant l’arrivée de l’incertain

Cloître des rêves

Dans les étages du passé

 

Collée aux cloisons de l’attente

La porte de la nuit est fermée à clef

Horloge parlante de la vieillesse

Ma bouche se veut tombe mais ne sait pas mentir.

Je t’abandonnerai mon corps et tu le dévoreras

 

Comme un spasme dans l’émonctoire d’une femme

Un remous s’est produit dans la végétation

Et l’homme s’est noyé dans la liqueur

Aux fleurs brunies de mon ventre

Tyrannique folie des timides

 


10/12/2012

le ciseau & la plume


je suis effective

sculpture poétique de jlmi sur les dialogues de The Million dollars Hotel    

 de Wim Wenders    

 

wwenders.jpg
                                                                                                                                 texte & montage  jlmi



 

La vérité c’est l’explication que la majorité des gens veulent gober. 

Avec un gramme de merde, ils vous font un soufflet.

Et puis il y a ce truc que tout le monde rêve de ressentir mais qu’on ne ressent vraiment que quand tout est fini.

 

Elle ?

‘’Je ne peux pas mourir, je n’existe pas. Je suis effective’’.

 

Moi ?

Je me souviens de tout. On pouvait voir à travers elle. 

Je me sentais tout drôle, j’étais plein d’espoir, ça devait se voir, c’était vachement risqué. 

J’assurai pour créer la confusion.

La lumière vient de l’intérieur. 

‘’Look inside’’, ‘’Stay in place’’.

Mon rôle à moi c’était de rester à l’écart. 

Cette foire aux monstres, il faut savoir ce que c’est.

 

Ses œuvres ?

C’était pas de la peinture, c’était des chansons d’amour pour moi.

 ‘’Comment ça se fait que tu m’aimes tant ? ‘’

‘’ J’en sais rien.’’

 

L’amour ?

Quand quelque chose est sacré, on devrait s’abstenir d’en parler.

Il est les yeux par lesquels nous voyons, il est la lumière de la toile prisonnière.

C’est de la merde capitale, sombre mais toutefois optimiste à un point que tu ne peux même pas imaginer.

 

La chose la plus merveilleuse ?

C’est la clé. Il y a toujours un moyen de passer aux aveux.

Ça c’est comme c’est, sans jamais avoir laissé d’empreintes.

J’ai vu des illusions.

Tout n’est qu’une question de croyance.

 

J’ai toujours eu envie de lire un bouquin, mais comment on choisit lequel ?

C’est le jus de la réalité.

Surtout, stocker ces idées dans ma tête vide.

 

Ça allait être le grand soir. Le monde tournait à une vitesse folle…

‘’…l’air était si humide que les poissons entrent par la porte et sortent par la fenêtre...’’

Je savais que son plan ne marcherait pas mais c’était la plus belle chose qu’on m’ait jamais dite.