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28/02/2013

l'oeil subtil : Shitao ou le moine citrouille amère

 

Shitao-autoportrait 1674.jpg

autoportrait   1674   musée de Taïpei

 


 

 

 

 

25/02/2013

l'oeil & la plume : la maladie de mercure

HgPb&Fannysmall.jpg
texte de fanny sheper                                                                             Hg, Pb & reclining Girl   jlmi 2013
 

 

La maladie de mercure


Je porte des gants de mercure

Et des bottes de plomb

Chaque pas m’en coûte un million

Chaque geste est une lutte dans le néant

Mon temps est élastique

Car mes longues traînes de glaise

M’empêchent d’être à l’heure

Ne me pressez pas

J’ai beau me hâter

C’est un désert que je traverse

Pour arriver jusqu’à vous

Marcher c’est enfoncer son pied

Dans une terre putride et molle

Avancer, c’est encore plus dur que de parler

Rencontrer ? Impossible.  

Trop de mouvements, trop d’incertitudes

L’avenir me fatigue, j’aimerai rester ici

Trouver l’endroit, où l’on ne bouge pas.

J’ai la maladie de mercure

Celle pour laquelle, je suis toujours en cure

Celle qui rend chaque mouvement

Traversée de l’océan

Celle qui anéantit l’action

Le projet, la vie.

Mon corps n’est que sable mouvant

Plus d’espoir d’amélioration

J’ai la maladie de mercure

Le mal que les actifs

Nomment paresse

Sans savoir qu’une vie de plomb

 

N’est pas une vie de fainéant



22/02/2013

l’oreille & la plume symphonie n° 3 de Gustav Mahler, final

                                                                                                          une rencontre inattendue par jlmi

 

En voiture il y a quelques jours…

scotché par une musique comme délivrée du temps, une authentique musique des Sphères ; comme une suite au prélude & enchantement du Vendredi Saint du Parsifal wagnérien …

J’ai vite jeté un œil sur l’auto radio et aperçu en défilement sur le minuscule écran à la lumière glauque « Mahler, symphonie 3, final ».

Au retour, j’ai plongé sur la ‘’toile’’ et, au final, trouvé cette vidéo : Léonard Bernstein conduisant 8 minutes de pure lévitation contrapuntique dans le final du très long sixième mouvement « Langsam. Ruhevoll. Empfunden » (Lent. Plein de calme. Ressenti. ) de ce monument symphonique, et surtout,  l’on fera grâce au trompettiste du petit couac vers 1:04 minutes, seule petite touche humaine dans ce flux intersidéral.