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31/03/2013

l'oeil & la plume : trou de mémoire

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texte de isabelle le gouic                                                                                             ill.  ''série noire IV'' jlmi  2005

 

J'ai un blanc fait de noir, un tout blanc, un néant, un trou noir. J'ai un blanc fait de noir sans raison, sans savoir. J'ai un blanc tout béant, déraison dérisoire. J'ai un blanc fait de noir, aube claire faite de soir. Je vois blanc, je veux croire, je vois noir quand tout foire. J'ai un blanc fait de noir, trou de mémoire à mon histoire, sans raison, sans savoir, un trou blanc, un trou noir. Ca dépend du vent, ça dépend d'avant, ça dépend des soirs, tout ça reste à voir. J'ai un blanc fait de noir quand je bois mes déboires, pas de p'tit blanc qui aigrit, mais un p'tit noir pour y voir ma mémoire dans le marc. C'est troublant ce trou blanc, c'est troublant ce trou noir. J'ai un blanc fait de noir, sans raison, sans savoir. C'est glissant comme le blanc d'une patinoire, comme le savon blanc dans la baignoire. Sans raison, sans savoir, je suis un été blanc sous l'éteignoir. J'ai un blanc fait de noir. C'est accablant, c'est un cas blanc, c'est un cas noir. Sans faire semblant, j'ai le sang blanc, j'ai le sang noir quand papier blanc devient grimoire sous l'encre noire criblant le blanc.

 

... J'ai un blanc fait de noir, un tout blanc, un néant, un trou noir. J'ai un blanc tout béant, déraison dérisoire.


30/03/2013

le corps, l’œil & la plume : Michael Langan & Terah Maher

La petite merveille du soir ; à mon goût..

La musique de Steve Reich envoûtante répétitive en apparence,

lancinante, putain fait du bien.

Que Tara caresse nos carcasses avec ses multiples elle-même. Clin d’œil.

bruno tomera

 

28/03/2013

l’œil, l’oreille & la plume : Zachary Richard

 


J’habite une cabane l’autre bord de l’infini
Où les esprits des animaux viennent gratter à mon châssis.
Depuis que la guerre est perdue, depuis que mon lit est vide,
Depuis que le soleil ne se lève plus dans ce pays.

Si j’avais su ce que je sais maintenant, je t’aurais jamais laissée partir,
La différence entre bonheur et chagrin se mesure en quelques plaisirs.
Depuis que ma radio est morte, depuis que j’ai plus de nouvelles,
Depuis que ce silence n’arrête pas de crier dans mon oreille.

C’est trop tard pour pardonner,
C’est trop tard pour faire semblant.
Ca sera trop tard demain,
C’est trop tard maintenant.
Trop tard pour se détacher,
Pour revenir en arrière,
Trop tard pour oublier,
Trop tard pour rien faire.

J’entend klaxonner les ambulances, des marteaux qui frappent le ciel.
Je sens un vilain tremblement dans les murs de la citadelle.
Depuis que je suis indiffèrent, depuis que je m’en fout pas mal.
Le temps est lent à passer, je ferme mes yeux et je m’endors.

C’est trop tard pour pardonner,
C’est trop tard pour faire semblant.
Ca sera trop tard demain,
C’est trop tard maintenant.
Trop tard pour se détacher,
Pour revenir en arrière,
Trop tard pour oublier,
Trop tard pour rien faire.

Je prendrai l’amour entre mes mains pour faire une petite boule,
La garocher travers l’univers jusqu’à ce que je la vois plus.
Depuis que la ville est tombée, depuis que mon coeur brûle,
J’arrive pas à m’empêcher de danser comme un fou.