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09/02/2018

l'oeil & la plume... confession d’un manuscrit

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texte de josé dolores quiñones                                                                                                     collage jlmi  2013
 

 

 

 

Un ROMAN sans importance,

Après un voyage de 47 jours rentre chez son maître

Tout disposé à s’exprimer intimement avec son auteur…

 

Alors Patron je suis de retour,

A nouveau entre vos mains.

 

Je soupire de joie,

Car j’avais beaucoup languis de votre présence,

Vous me manquez énormément.

 

Je vais vous raconter l’expérience

Que je viens de vivre.

 

Installé dans les armoires d’une des notables

Editoriales Parisiennes là où j’avais fait la

Connaissance de quelques collègues

Qui comme moi vont tenter leur chance,

De pouvoir être édités

Pour être lus par le public.

 

Le camarade le plus proche

me raconte qu’il venait de l’autre extrémité de la France

et que depuis quelques semaines il demeure

sans que personne s’occupe de lui,

comme s’il n’existait pas.

Quelle pagaille mon ami.

 

Led jour de mon arrivée des inconnus m’appelaient

Apr mon nom comme s’ils me connaissaient

De longue date, ils tutoient tout le monde.

 

Quand je suis rentré dans ce bâtiment,

Je remplis les formalités qui s’imposent à tous.

 

Ils m’ont collé une fiche d’identification

 Et m’ont placé dans un énorme tiroir avec les autres candidats.

 

Une drôle d’ambiance,

Une atmosphère un peu troublante.

 

La nuit, ils m’ont amené au salon de lecture,

J’avais froid, la pluie tombe abondamment

Et par malchance,

La dame qui devait s’occuper de moi était d’une mauvaise humeur et comme par hasard,

Je devais payer le prix de sa frustration.

 

Son regard malicieux se pose sur moi

Avec une telle indifférence et elle commençe à me feuilleter avec mépris - Rien à faire –

 

Ma chance était décidée auparavant

Car cette vieille dame, conseillère du directeur

Celui qui dit le dernier mot,

Au sujet des nouveaux candidats.

 

J’avais compris que j’étais déjà éliminé,

Je suis battu avant même d’entrer en combat, impuissant

Mais résigné à mon destin comme vous-même.

 

Maintenant reste

Qu’ils vous écrivent pour vous annoncer

Qu’ils ne me gardent pas.

 

Quelques raisons peuvent être utiles pour justifier

Ce refus bien sûr.

Sans  finir de me lire,

Elle me place dans une grande corbeille et

Deux jeunes gens m’emmènent dans un couloir

Où attendent ceux qui comme moi sont rejetés.

 

Si vous ne répondez pas,

Ils me jetteront au feu.

Je devrai mourir avant de naître.

 

Merci d’avoir réglé leurs frais de mon retour,

Et plutôt merci à DIEU qui vous a inspiré de me réclamer en son temps.

 

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