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08/04/2013

l'oeil & la plume : le soleil est nu...

le soleil est nu.jpg

texte & illustration jean-louis millet

 

 

Dans la torpeur torride de torrentielles tropiques

la Dame Aveugle à la peau d’éponge

exclue des esclandres exclamatoires

invente des lueurs pour éclairer mes ténèbres.

Cathédrale barbare ceinte d’ombre,

Aruspice de mes délices,

Dame Noire de mes plus fous espoirs

Dame Blanche de toutes mes avalanches

ou Dame Rouge de tout ce qui me bouge,

elle m’empêche de dormir dans mes pâles évidences

sous les arbres glabres aux bruits de sanglots.

Elle souligne la mer de la nuit rose d’un horizon très proche

et déploie mes ailes d’oiseau ivre.

Sur un tapis de gazon bleu

sous une lune couleur de sang

la tristesse d’eau d’un chœur d’enclumes

m’envole au-dessus du vent clairvoyant.

Me voici tout soudain parti tra la li

saupoudrer de terre avinée

les seins dansants des Femmes Arc en Ciel

gorgés des froideurs du soleil de minuit

sous une pluie à ne pas jouer dehors.

Elles sont là fuégiennes fugaces parées de fuchsine

comme henné face à leurs amants, futiles et délirants tatoueurs

aux doigts de fuchsia aiguille...

Tout aussi soudain me voici revenu tra la li lu 

Alors la Dame Aveugle à la peau d’éponge

m’échoue loin, très loin,

loin des chambres inabstraitables de passé obscur,

loin des eaux cendre d’un tendre bois consumé

là où tout finit par dispar-être.

Le soleil est nu ; la lune aussi.

 

Commentaires

ce texte est étrange, il envoie s'envole dans maintes directions, mais j'en cherche le centre du coup, donne envie de le sculpter ;-))

Écrit par : Cathy | 08/04/2013

N'hésite pas un seul instant, sculpte. J'ai hâte !

Écrit par : jl | 08/04/2013

"loin des eaux cendre d'un tendre bois consumé", puis...
attendre le bois flotté sculpté.

Moi aussi, j'ai hâte

Écrit par : ilg | 08/04/2013

Scupture de CG


Dans la torpeur de torrentielles tropiques

la Dame d’éponge invente des lueurs

pour éclairer mes ténèbres

Cathédrale barbare

Aruspice de mes délices

Dame Noire Dame Blanche de toutes mes avalanches

Dame Rouge qui me bouge, m’empêche de dormir

Elle souligne la mer et déploie mes ailes d’oiseau ivre.

Tapis de gazon bleu sous lune couleur de sang

m’envole au vent clairvoyant

saupoudrer les seins dansants

des Femmes Arc en Ciel

Elles sont là fuégiennes fugaces

aux doigts de fuchsia aiguille

Alors la Dame d’éponge

m’échoue loin, très loin

des chambres de passé obscur

loin des eaux cendre d’un bois consumé

là où tout finit par dispar-être.

Écrit par : Cathy | 09/04/2013

superbe, merci mille & une fois !

Écrit par : jl | 09/04/2013

avec plaisir, moi aussi j'aime beaucoup la sculpture, je trouve ça très intéressant en fait, voir avec ses yeux, une nouvelle ossature d'un texte d'autrui, je travaillais comme ça il y a très longtemps sur des ateliers d'écriture en ligne

contente que tu aimes !

Écrit par : Cathy | 09/04/2013

Bravo !
D'autant que c'est un exercice qui ne me parait pas simple à faire...

Écrit par : ilg | 09/04/2013

c'est un peu comme choisir des gâteaux dans une patisserie, c'est pas si difficile... surtout que là on peut en choisir auant qu'on veut, au contraire, c'est pour pour la ligne ;-)

Écrit par : Cathy | 10/04/2013

c'est BON pour la ligne !

Écrit par : cathy | 10/04/2013

Les commentaires sont fermés.