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11/05/2014

l'oeil & la plume : merci pour le silence pendant la représentation de l'existence

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texte de bruno toméra                                                                             ill pascal ulrich 1997
 

 

 

Des humains, j'en ai puisé deux amis
c'est peu et énorme mais se donner
en pâture demande une ouverture
que j'ai condamné après que l'un
d'eux repliant son extrait de naissance
a tiré sa révérence d'un coup de lassitude avancée.
Le slalom universel nécessite des entre-chats
je sais si peu danser ou sur la corde raide
me sentant plus à l'aise.
Décalquer les traits d'une figure quand accessoirement
tout vous parait vain est une prouesse de comédien,
entendre les mots cent mille fois interprétés, fatigue,
au lever du rideau l'impression du scénario est inchangé.
Le maquillage de la séduction souvent se liquéfie
sur le visage d'un clown triste le fard dégoulinant
vers le pathétique enduit de la tête au pied.
Les envolées émerveillées m'inclinent à rigoler au bout
de quelques minutes si elles ne sont honnêtes, deviennent
des habitudes fripées brandies d'un creux chapeau de magicien.
L'amour, l'amitié sont des espaces non fléchés
où le silence n'a nul besoin d'être meublé.

 

 

 

 

Commentaires

tellement vrai...................hélas, tes poèmes survivront à l'éternelle bêtise, c'est pour dire....

Écrit par : Cathy | 11/05/2014

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