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03/09/2013

l'oeil & la plume : le Centre de Létra

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texte de bruno toméra                                                                                                        photo détournée  jlmi  2012
 

Découvrir la nudité froide, aride, près des plastiques poubelles de déchets indivisibles liées à l’être. Courir, marathon dément. Je m’étends sur des os de dépouilles chevalines, leurs dents riant dans mes poumons et mon squelette reconnaît ces frères. Chaos ivresse acharnée du devenir. Je répands mes cellules vitrifiées d’explosions d’atomes sexes, d’atomes liqueur, millions d’ouvrages désœuvrés oeuvrant à négocier
le parcours ferraillant de l’humain.

N’être rien de plus qu’une ruelle de nuit, qu’un galion nucléaire prêt à se saborder, qu’un rejet d’égout sur d’inévitables rengaines ajustées peut être à la nuance du cœur... Palpitant...


Palpitant, crachant le sang, remonte par le flexible de la transfusion et je sens cette aiguille aiguillant sous mes nippes, ça bouffe les tripes vitaminées, valiumisées. Ce télescopage du shoot sulfate magnésium brûle mes éternités où se pressent les enzymes et leur partouze m’enthousiasme. Je suinte cette cosmologique planète par les globules qui se neutralisent électrifiant mon avenir et ses terreurs : jours, mois, années, déjà...
François, l’ami épileptique de la chambre onze, crie à refouler ses silences. Il est trois heures du matin, seul, entouré de la clarté pâle d’une machine à café, j’intercepte des sons nasillards, stridents en des accumulations d’émotions reflets hypnotiques de ces êtres qui s’engouffrent en moi en des rayonnements tentaculaires de doutes, d’espoirs et nous traçons des dérisions théâtrales de notre humanité que nous suggérons aux traîne-savates de la normalité. 
Nous ne sommes que des braillards d’amour perdus dans l’inconstance de la vie.
Ces êtres, je les aime tous.


Commentaires

que de jus d'amour, poisseux à souhait pour attraper les étoiles...et les épingler aux revers de nos cervelles trop lourdes

Écrit par : Cathy | 03/09/2013

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