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03/07/2013

l'oeil & la plume : l'oeil aux gouttes d'ombre

Vallée des brumes  Chaumont sur Loire 2010B&W.jpg
texte & photo  jlmi
 

Des mots.

Des mots tressés.

Depuis ton corps,

c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu

 

On ne peut pas effacer ce qui a été dit.

Je ne sais même pas ce qui fut le plus cruel ni comment en parler.

Encore maintenant.

 

Mélancolie de cette  musique poussiéreuse

du vide de la tendresse

toujours prête à sourdre au dialogue de nos ombres mortes

sous une caresse de frissons acides

furieuse et douce, endolorie d’odeurs chatoyantes,

parfums piquants d’orage au goût bleuté

dans l’éclatement d’un sourire

Puisse le puissant désir

au rouge profond enceint de ciel chaud

horrible charade des couronnes d’extase

foutre le camp au-delà de la déception

dans l’en deçà de nos deux vies ou

aux avenirs ébouriffés de nos chimères

Que les vents de solitude te soient très longtemps favorables

car les étoiles exténuées s'abreuvent toujours à la sève des pierres

dans un silence à troubler l’eau claire

des percussions étouffées d’un tambour déchiré

Energies telluriques radicales

majestueuses

des orgues flottantes de nos cathédrales aériennes

immobiles dans le courant lent

et long du temps des pierres.

Nécessité des migrations

plus rien que la lumière de l’œil aux gouttes d’ombre.

 

Commentaires

belle flamme qui brûle dans ce texte, l'envie de le sculpter...


"Des mots.

Des mots tressés.

Depuis ton corps,

c’est le plus beau cadeau que j’ai reçu


Mélancolie de cette musique du vide

de la tendresse toujours prête à sourdre

au dialogue de nos ombres

furieuse et douce

endolorie d’orage au goût bleuté

dans l’éclatement d’un sourire


Puisse le puissant désir

au rouge enceint de ciel chaud

couronnes d’extase

foutre le camp au-delà de la déception

dans l’ ébouriffé de nos chimères


Que les vents de solitude te soient très longtemps favorables

car les étoiles exténuées s'abreuvent toujours à la sève des pierres

dans un silence d’eau claire


Tambour déchiré

Energies telluriques

radicales et majestueuses

des orgues flottantes

Nos cathédrales aériennes

immobiles dans le courant lent

du temps des pierres.


Nécessité des migrations


Lumière de l’œil

aux gouttes d’ombre.

Écrit par : Cathy | 03/07/2013

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